Châteauneuf
du Pape rouge 1989
De forts arômes de cuir, une robe a tendance oxydative,
des tanins encore très présents... les Châteauneuf
du Pape rouge de ce millésime correspondent à l'archétype
des grands vins de grenache. Assurément un vin pour accompagner
des viandes en sauce.
Châteauneuf
du Pape rouge 1990
D'une couleur encore très intense, profonde, avec des
tanins nombreux bien que fondus, les 90 expriment toute la richesse
d'un grand millésime qui a su vieillir tout en gardant ce qui
le caractérisait lorsqu'il était jeune : du fruit, de
la richesse et de l'équilibre. Un Châteauneuf du Pape
d'hiver à servir sur un gigot d'agneau, une daube provençale,
un sauté de veau.
Châteauneuf
du Pape rouge 1992
Des arômes d'amandes grillées, de sous-bois, une
robe tuilée caractérisent ce millésime qui est
aujourd'hui à son optimum. On peut le conseiller sur de la
charcuterie artisanale et pourquoi pas sur des caillettes aux herbes
?
Châteauneuf
du Pape rouge 1993
Un nez de cerises à l'eau de vie (kirsch) et de pruneau,
des tanins encore présents, une bouche puissante et concentrée,
ce vin symbolise brillamment un millésime à redécouvrir
durant les deux prochaines années. A servir sur une côte
de buf grillée et des fromages fermiers (camenbert au
lait cru).
Châteauneuf
du Pape rouge 1994
La robe est rouge brique, soutenue. Le nez présente des
notes évoluées qui tendent sur la cerise à l'alcool.
Les 94 sont généralement très fruités
avec suffisamment de structure tannique pour pouvoir attendre encore
trois ans avant de les ouvrir.
Châteauneuf
du Pape rouge 1995
Une robe pourpre avec des reflets ambrés, un nez de sous
bois, une bouche suave et harmonieuse. Les 95 sont un modèle
d'équilibre avec un potentiel de vieillissement que l'on peut
estimer à encore une bonne décennie. Afin de les apprécier
à leur juste valeur, il est conseillé de les mettre
en carafe deux ou trois heures avant dégustation et de les
servir sur des rôtis aux herbes ou encore des plats de poissons
(rougets sauce au vin).
Châteauneuf
du Pape rouge 1996
Bien qu'ils se soient quelquefois refermés, les 96 présentent
aujourd'hui des arômes épicés avec des notes lactiques.
En bouche ils sont dotés d'une belle matière qui devrait
s'ouvrir dans les prochains mois. On peut néanmoins commencer
à les boire.
Châteauneuf
du Pape rouge 1997
De jolis vins toujours sur le fruit à déguster
avec plaisir dès à présent. On parvient encore
à distinguer les vins à dominante grenache (nez de fruits
confits, de pruneau) de ceux où la syrah est un peu plus présente
(finale réglissée). Dans les deux cas ce sont des vins
très accommodants qui pourront accompagner indistinctement
viandes et poissons.
Châteauneuf
du Pape rouge 1998
Un grand millésime très épicé avec
des robes grenat très sombre. Caractérisés par
des arômes de surmaturité (eau de vie, fruits noirs),
ils ont généralement un équilibre alcool / tanin
qui les rend sinon gourmant tout au moins riche et puissant. De grande
garde ils n'en demeurent pas moins intéressant dans leur plus
jeune âge, au risque de ne pas en conserver suffisamment pour
les apprécier lorsqu'ils seront à leur optimum d'ici
une dizaine d'années !
Châteauneuf
du Pape rouge 1999
Les premières cuvées de rouge 99 sont arrivées
sur le marché il y a environ 3 mois. Dotés d'une structure
tannique importante et d'un beau potentiel de garde, ces vins sont
à conserver encore deux ans avant de pouvoir commencer à
exprimer leur terroir et leur typicité.
Châteauneuf-du-Pape
Rouge 2000
De
couleur rubis, grenat, les Châteauneuf-du-Pape rouge 2000 se
caractérisent par des nez de fruits rouges (confiture de framboises)
et de cerises à l'eau de vie, démontrant la grande qualité
de ce millésime qui s'insère dans une série de
quatre très belles années. Des notes de thym et de romarin
viennent compléter ces vins à l'attaque ronde, aux tanins
assagis, qui demeurent sur le fruit tout en évoluant légèrement
vers des expressions giboyeuses. La finale révèle des
goûts de poire au vin.
Sur
les cuvées spéciales en 2000, nous retrouvons des
vins aux arômes iodés avec des notes animales (cuir),
beaucoup de maturité (pruneau). En bouche, les vins sont
dotés d'une importante structure tannique, et bien qu'ils
soient encore sur le fruit, ce sont des vins de garde qui ne commenceront
à s'épanouir qu'à partir de 2005, voire 2008.

Châteauneuf-du-Pape
Rouge 2001
Ils
sont dotés de belle couleur pourpre, tendant vers le violet
foncé. Au nez, on note des arômes de confiture de cerises
noires caractéristiques du grenache récolté
en surmaturité. Viennent ensuite des parfums plus sauvages,
comme la truffe et le laurier. Amples et généreux,
leur attaque est riche, suave, veloutée. Les tanins sont
très présents mais sont fondus dans une matière
qui laisse place aux fruits noirs (pruneaux).
On
est assurément en présence d'un très très
grand millésime, dans la même lignée que les
98, 90, 89 et 78 pour ne citer que les plus récents qui ont
fait (et qui font encore) le bonheur des oenophiles du monde entier.
Un millésime de grande garde (30 / 40 ans) que l'on peut
déjà apprécier pour sa gourmandise et son côté
soyeux.
Châteauneuf-du-Pape
Rouge 2001 - Cuvées spéciales
Généralement
élaboré avec une forte proportion de grenache noir
(85 à 95 %), ces cuvées spéciales se distinguent
non seulement par sur une évidente surmaturité de
ce cépage typiquement méditerranéen, mais aussi
par des arômes de chocolat, de cerises à l'eau de vie,
de figues et de fruits noirs. Les tanins sont encore jeunes, même
s'ils sont quelquefois fondus. Il serait bien d'attendre 2006 avant
de commencer à les déguster en ayant connaissance
de leur immense potentiel de garde (30/40 ans).
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